samedi 14 novembre 2015

TABAGISME CHEZ L’ADOLESCENT

INTRODUCTION
    Le tabac constitue une forme de drogue mineure. Sa consommation croit dans notre contexte surtout dans la population juvénile.      Cette consommation est active ou passive (inhalation de fumée rejetée par un autre fumeur). L’industrie du tabac  contribue énormément à l’économie nationale (près de 7milliards de chiffres d’affaire) mais reste dérisoire devant le drame humain qu’il orchestre.

CONSTAT
   Le tabagisme est un problème de santé publique. Il concerne près de 22% de la population nationale [2]. Néanmoins nous remarquons la participation d’une population de plus en plus jeune.  La consommation du tabac se fait sous plusieurs formes qui sont :
-         La cigarette : principale forme
-         Le cigare
-         Le chiquetâtes
-         La pipe …

  Cette croissance de la consommation de la population jeune est sans doute la suite logique à plusieurs facteurs.
FACTEURS FAVORISANTS
Ils sont diverses et fonction de l’individu, ce sont :
-         La curiosité
-         La publicité
-         Le tabagisme des paires : l’adolescent fume dans ce cas par mimétisme
-         L’affirmation de sa personne dans la société
-         Le désir d’appartenir à un groupe…
Ces facteurs étant exhaustives conduisent le sujet à la consommation du tabac l’exposant ainsi à certaines maladies graves.

CONSEQUENCES
   Les conséquences du tabagisme sont intimement liés à la composition de la cigarette puisqu’elle est la forme de consommation la plus rependue. La cigarette comprend près de 4000 alcaloïdes classés en 4 groupes : les nicotiniques, les irritants, les cancérigènes, le monoxyde de Carbonne [1]
-         Les nicotinique : dont le chef de fil est la nicotine, il est responsable de la dépendance au tabac. Cette dépendance commence à s’installer au delà de 5 cigarettes/ jour.
-         Les irritants : ils sont responsable du reflexe de toux à la première bouffée de cigarette mais dont les effets s’amenuisent au fur et à mesure que l’accoutumance s’installe
-         Le monoxyde de carbone (CO) : c’est un poison très toxique. Il faut environ 1semaine pour éliminer le CO d’une cigarette fumée. Il provoque la fatigue physique.
-         Les cancérigène : responsable de cancers (cancer broncho-pulmonaire, cancer digestif, cancer du cerveau,…)
Certaine autres maladies sont aussi favorisée par le tabac comme : broncho-pneumopathies chroniques, l’aggravation de l’asthme,…
  Devant tout ce désastre humain causé par le tabagisme il serait important de pouvoir le prévenir.


PREVENTION
  « Le tabagisme n’est pas une maladie mais un comportement ». En réalité il est difficile de se défaire de la dépendance au tabac. Ainsi nous mettons l’accent sur la prévention dont les moyens sont :
-         La sensibilisation
-         Prise en charge spécialisé et à moindre couts de tabagique par les services spécialisés comme la croix bleu d’Adjamé
-         L’abstinence à la consommation du tabac reste le meilleur moyen de lutte [1].
-         La loi d’interdiction de fumer dans les lieux publics : modifie considérablement le nombre de tabagique passif.

CONCLUSION
  Le tabagisme fait le triste paysage de la population adolescente ivoirienne. Il représente un réel danger de santé collective et du développement de la Cote d’ivoire. Selon l’OMS il risque d’être la 1ère cause de mortalité en 2030[2]. Fort heureusement que des mesure de prévention sont connues et prônée par les organismes internationaux du faite de leur inclusion dans les objectifs pour le millénaire et du développement (OMD).

REFERENCES
1- KOUASSI Boko : CHU Cocody (pneumologie)
2- Programme national de lutte contre le tabagisme

MOTS CLES
Tabac, dépendance, accoutumance, nicotine, cigarette. 

jeudi 12 novembre 2015

Grossesses en milieu scolaire

INTRODUCTION
   La grossesse est un « ensemble de phénomène se déroulant chez la femme entre la fécondation et l’accouchement ». Elle résulte de « la fécondation, fusion entre un spermatozoïde et un ovule et a lieu dans une trompe utérine ». En milieu scolaire elle est en générale précoce car elle concerne les adolescents. Elle est non désirée lorsque les parents manifestent le désir de ne pas la laisser évoluer.
 Ce caractère précoce en milieu scolaire est source de conséquences médico-sociales dramatiques pour lesquelles nous « tirons la sonnette d’alarme ».

CONSTAT
   Les grossesses précoces non désirées se terminent soit par une Interruption Volontaire de Grossesse soit par le terme avec adoption ou non [1].
  La tranche d’âge la plu touchée est entre 15-17ans (âge du lycée).
En Cote d’ivoire, elle constitue un problème de santé publique.
5992 cas dénombrés en CI d’octobre 2014 à mars 2015 dont 11% à l’école primaire.


 Au  secondaire 47% des filles enceintes ont leur âge qui varie entre 16-18ans [2]. Ces chiffres sont en nette croissance du faite de plusieurs facteurs psycho-sociaux.

FACTEURS FAVORISANTS
Ils sont multiples, néanmoins les plus objectivés sont [1]:
-         L’adolescence : période d’instabilité psycho émotionnelle,
-         Comportement sexuel à risque : car le rapport est imprévu, refus d’utilisation de contraception, altération de la conscience par l’alcool, rapport forcé
-         Curiosité
-         Croyances négatives sur les contraceptifs
-         Manque d’information sur les conséquences des comportements sexuels à risque
-         Manque de communication dans la famille ou la sexualité est considérée comme tabou.
-         Désir de s’affirmer sur le plan social …
 Ces facteurs sont sources de grossesse en milieu scolaire dont les conséquences restent dramatiques.

CONSEQUENCES
Ces conséquences sont imputables en général à celles des avortements clandestines. Toutes fois il existe d’autres types de complications :
1- Complications des avortements [1] :
 Elles sont nombreuses, dont les plus fréquentes sont :
-         Hémorragies pouvant conduire rapidement à la mort
-         Infection génitale pouvant conduire à la stérilité
-         Irrégularité menstruelle
-         Douleur pelviennes chroniques …
2- Autres complications
-         Renvoi scolaire
-         Reprise de la classe
-         VIH SIDA
-         Infections sexuellement transmissibles
-         Poursuite judiciaire pour avortement. En effet : Ce type d’avortement provoqué. est condamné par la loi ivoirienne qui est calquée sur le code Napoléon depuis 1810 puis modifié par la loi du 31 juillet 1920, cette loi prévoit des peines de 5 à 10 ans de prison pour les femmes qui se font avorter et pour les auteurs de l’avortement.
-         Abandon de la gestante par ses parents…
Fort de toutes ces complications, des mesures de préventions sont promues.

PREVENTION
Elles permettent de réduire les grossesses en milieu scolaire et leur conséquence :
-         Education sexuelle par les parents et dans la formation scolaire : c’est le volet le plus important.
-         Vulgarisation des méthodes contraceptives
-         Lutte contre les avortements
-         Abstinence sexuel
-         Eviter les partenaires sexuels multiples …
Ces méthodes sont exaustives.

CONCLUSION
  En CI l’âge de rapport des jeunes écolières est bas (autour de 9ans) favorisant ainsi les grossesses à risque en milieu scolaire. Ces chiffres devraient donc interpeller toute la communauté éducative, il serait donc intéressant de sensibiliser les écoliers aux moyens de contraception des l’âge de 9ans.

REFERENCES
1- DJANHAN Yao : CHU Bouaké (professeur titulaire de gynécologie)
2- MENET : grossesse en milieu scolaire

MOTS CLES
Contraception, grossesses, avortements, éducation, prévention.